Hashtag
Un hashtag est un mot ou une expression précédé du symbole # qui rend un contenu trouvable par thème. Il sert à catégoriser les publications et à se faire découvrir par ceux qui cherchent ou suivent ce sujet. Mieux vaut peu de hashtags pertinents et spécifiques (même locaux) que beaucoup de génériques.
Le hashtag est un mot, ou plusieurs mots sans espace, précédé du dièse : #coiffeur, #pizzanapolitaine, #estheticienneparis. En l'écrivant, vous transformez ce morceau de texte en étiquette cliquable qui regroupe tous les contenus marqués de la même façon. En pratique, vous dites à la plateforme, et à celui qui vous croise par hasard, de quoi parle votre publication. Ce n'est pas un levier magique pour la visibilité : c'est un système de classement, né pour mettre de l'ordre dans une masse énorme de contenus.
Leur poids a beaucoup changé au fil des ans. Autrefois, ils étaient le canal principal pour se faire découvrir par ceux qui ne vous suivent pas ; aujourd'hui, Instagram et TikTok comprennent seuls le sujet d'une publication en lisant la légende, le texte dans les images, l'audio de la vidéo. Les hashtags restent un signal utile, mais ce n'est plus l'interrupteur de la visibilité : si le contenu ne retient pas les gens dans les premières secondes, aucune combinaison de dièses ne le sauve.
En pratique, il vaut mieux raisonner par groupes. Il y a les tags de lieu (#lyon, #montmartre, #restaurantstoulouse), ceux de catégorie (#coiffeur, #barbier, #pizzeria), ceux du service ou du problème que vous résolvez (#cheveuxfins, #capillaireabime, #pizzasansgluten) et celui avec le nom de votre commerce, qui rassemble en un seul endroit les photos des clients. Les génériques géants comme #food ou #hair font du volume mais apportent peu de vrais contacts : vous êtes une goutte dans un fleuve.
Pour un commerce de quartier, le calcul est simple : vous n'avez pas besoin d'un grand public, vous avez besoin du bon public. Trente personnes qui habitent à deux arrêts de chez vous valent plus que trois mille curieux de l'autre bout de la France, car seules les premières peuvent réserver ou entrer acheter. C'est pour cela que le croisement catégorie plus ville est le choix le plus concret que vous puissiez faire. Instagram en accepte jusqu'à trente par publication, mais huit ou dix bien choisis fonctionnent mieux que le bloc identique collé à chaque fois.
Comment le mettre en pratique
Partez toujours de votre zone
Mettez dans chaque publication deux ou trois hashtags géographiques : ville, quartier, zone (#nantes, #vieuxlyon, #centrevillelille). Ce sont les bassins les plus petits et les plus utiles, car ils sont suivis par des personnes qui peuvent vraiment entrer dans votre boutique.
Vérifiez-les avant de les adopter
Cherchez le hashtag dans l'application et regardez les premières publications qui sortent : si vous trouvez du spam, des contenus en d'autres langues ou des sujets hors thème, écartez-le. Trente secondes de vérification vous évitent des mois de tags inutiles.
Préparez trois jeux différents
Enregistrez dans les notes de votre téléphone trois groupes de huit à dix hashtags : travaux réalisés, conseils et explications, promotions et horaires. Collez ensuite le jeu qui correspond à la publication, au lieu d'utiliser toujours le même.
Créez le hashtag de votre commerce
Choisissez un tag à vous, court et pas déjà pris par d'autres (#chezmariopizzeria), écrivez-le dans la bio et demandez aux clients de l'utiliser. Avec le temps, il devient une archive publique de photos que vous pouvez rediffuser.
Erreurs courantes
Coller le même bloc de hashtags sous chaque publication, qu'il s'agisse d'une nouvelle coupe, d'une recette ou de l'annonce des congés : des contenus différents méritent des étiquettes différentes.
Miser uniquement sur des tags énormes comme #food ou #beauty, où votre publication est noyée en quelques secondes sous des milliers d'autres contenus.
Mettre des hashtags qui n'ont rien à voir avec la publication juste pour se faire voir : vous attirez des personnes non intéressées et brouillez le message de ce que vous faites vraiment.
Questions fréquentes
Combien de hashtags dois-je utiliser ?+
Il n'y a pas de nombre magique. Instagram en permet jusqu'à trente, mais pour un commerce local, huit à dix pertinents suffisent. Mieux vaut peu et ciblé que beaucoup au hasard : ce qui compte, c'est de les changer selon ce que vous publiez.
Mieux vaut-il les mettre dans la légende ou dans le premier commentaire ?+
Les deux fonctionnent. Beaucoup les déplacent dans le premier commentaire juste pour garder la légende propre et lisible. Choisissez le système qui vous semble le plus ordonné et restez-y fidèle : ce n'est pas ce détail qui décide combien de personnes verront la publication.
Un hashtag peut-il rendre une publication virale ?+
Seul, non. Il sert à cadrer le sujet et à vous faire trouver par ceux qui cherchent ce thème, mais l'élan vient de combien de personnes s'arrêtent, enregistrent et partagent. Traitez-le comme une étiquette, pas comme un moteur.
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